Café-Citoyen

La Chrysalide est un espace de dialogue et d'échanges sur la société, son bar associatif citoyen est ouvert chaque jour.

Le 1er vendredi de chaque mois, la Chrysalide vous propose un Café-Citoyen.

Un temps de débats et d'échanges citoyen sur des sujets de société qui nous concernent.

Alors à très bientôt avec Yannick et Valérie

Et retrouvez ci-dessous toute l'actualité du Café-Citoyen.

Les propos prêtés par le rédacteur à travers les bulles n’engagent que lui. Son but est de faire sourire en illustrant le suivi du Café Citoyen. Le lecteur est invité à faire remonter, par le 05 45 30 38 43, ce qui, selon lui, peut être améliorer (dans le fonctionnement du Café Citoyen ou sur cette page de suivi). .

La Toussaint, premier vendredi de novembre, étant férié

notre prochain débat sur "les dangers et les bienfaits d'internet" aura lieu le vendredi 6/12/19. 

Pilu, indisponible à cette date, réalisera, avec Yannick, un document numérique qui lui permettra de présenter succinctement le sujet, laissant comme d’habitude la place d’honneur au débat.  

Donc le Dark Web, on en parlera le 6 décembre 2019, accueil à la Chrysalide à partir de 19 h 30  

Rencontre du 4-10-19 sur le thème "Comment bien vieillir à tout âge? 

 

La ponctualité légendaire des deux animateurs s’est manifestée pour cette première rencontre du café citoyen des nocturnes de la Chrysalide. Les douze participants ont accueilli ou été accueilli(e)s entre 19 h 30 et 19 h 45 et l’ouverture de la séance commença dès 19 h 45 par la présentation des excuses de Mme la présidente et de Arlette, ces deux personnes exprimant le regret de ne pouvoir être parmi nous.  

Le doyen, du haut de ses 77 ans, engagea les débats en rapportant les propos du Docteur Kierzek  “chaque colère donne un coup de vieux, chaque sourire ça donne un coup de jeune”. 

 Dès les premiers échanges, la curiosité, la rencontre et le partage ont été cités par de nombreux participants comme facteurs favorisant la bonne santé et l’équilibre psychique quand on prend de l’âge, c’est à dire tout le temps.  Certains y ajoutent sans être contredits le pardon et le respect des autres alors qu’une discussion conduisait à des avis moins unanimes lorsque fut évoquée une forme de jeunisme pouvant réagir sur l’apparence des supposé(es) victimes. Les partisans de l’anticonformiste avec liberté de choix restent opposés à ceux qui soutiennent la thèse du mal être pouvant entrainer l’aveuglement cérébral jusqu’au ridicule vestimentaire. 

Dans nos sociétés, un vocabulaire culpabilisant dramatise le fait de s’avancer en âge ce qui est naturel et inévitable si, comme le dit Woody Allen on accepte de ne pas mourir jeune. Une ambiance anxiogène découle de la connotation négative du vieillissement ce qui peut induire des comportements de refus. Le déni provoque lui aussi des situations parfois compliquées à gérer “je ne reste pas là, y’a que des vieux” est une formule souvent exprimée par des nonagénaires qui se retrouvent entre contemporains. 

La passivité, l’isolement, la rancœur ont été citées, elles aussi, au cours des échanges, mais comme attitudes nocives. Elles sont considérées de nature à accélérer plutôt qu”à réparer des ans l’irréparable outrage” en prenant le mal à la Racine. (N.D.L.R. Racine n’a pas été évoqué en séance mais le rédacteur s’est fait plaisir en recherchant sur internet qui a parlé de l’irréparable outrage (ça aussi permet de ralentir ce qui... ce dont, … bref, je ne me souviens plus ce que je voulais dire...)). 

 

En conclusion, la maturité permet de voir qu’il est urgent de se faire plaisir, de décider en accord avec ses convictions sans se soucier du regard ou du jugement des autres. Humour, spiritualité et sagesse, maintien d’activité physique et cérébrale, méritent leur citation au titre du mieux-être individuel dans le voyage vers Agecanonix,  comme dirait Goscinny. Certain(es) ont précisé au cours du débat que plus on va loin dans ce voyage plus on peut sentir que c’est un grand privilège qui permet tout simplement d’aimer la vie. 

L’indisponibilité de PIlu nous conduit à proposer le thème “Comment bien vieillir à tout âge? "

Woody Allen  à qui l'on demandait s'il avait quelque chose contre le fait de vieillir a répondu fort justement:

"Je n'ai rien contre le

fait de vieillir parce

qu'ils n'ont rien trouvé

de mieux pour ne pas mourir jeune"

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Débat du 7 juin sur le bon sens 

 

 Après avoir constaté la présence d’une dizaine de participants et en commençant ce compte rendu, je m’aperçois que parler du bon sens sans définir le sens des mots, ça n’a pas de sens, c’est comme parler pour ne rien dire, ça n’a pas de sens mais encore faut-il le dire. 

Définir le sens des mots c’est simple et assez sensé mais c'est seulement censé être simple. Et censé sans c, ça ne veut rien dire mais je le dis quand même.  

Là, mal à l’aise dans ma pâle imitation de R. Devos, j’en prends mon parti, le parti d’en rire.  

Je cherche l’introduction au débat, rien, essaye à nouveau, rien, après une troisième tentative, je me dis comme Raymond que trois fois rien c’est déjà quelque chose et surtout qu’il est l’heure de démarrer ...si possible ...dans le bon sens …  

Le bon sens... c’est subjectif, j’abats des cartes en disant que c’est la chose la mieux partagée mais le sens du partage n’est pas partagé par tous.  

 Le bon sens …. Ça serait ce qui fait que les gens ne sautent pas du haut d’un immeuble même si on leur demande. (Bon sens pouvant être associé à la peur du vide ou à la crainte de ne pas voler comme il faut, ou encore à la volonté de désobéir) ... Bref,  ceux qui ne sautent pas, ne sont pas toujours d’accord entre eux, ce qui laisse supposer qu’il existe des bons sens qui diffèrent l’un de l’autre. 

Parfois la cohabitation entre eux conduit à leur perte et tout part à vaut l’eau, dans le sens courant du courant, et le plus sensé n’est pas censé l’emporter d’office.  

Le bon sens … évite de considérer le GPS (1), largement évoqué en réunion, comme infaillible.  La robotique n’est d’ailleurs pas plus douée de bon sens que n’était méchant, le marteau de Mickaël méchanceté dénoncée lors du débat sur l’informatique et les nouvelles technologies. 

 Le bon sens... est à qui ? Selon Descartes, il est à tout le monde et partagé de telle façon que chacun considère en avoir assez. 

Le bon sens est acquis … par définition, ce serait la capacité de bien juger, avec sagesse ou raison. Selon ce qu’affirment certains participants, cette faculté est susceptible d’évoluer avec le vécu ou l’expérience, . Ils ont, en conséquence, l’espoir de faire progresser les individus qui bénéficient de rencontre permettant le partage d’expérience. 

(Pause Pub pour le café citoyen). 

Le bon sens est inné … et selon les défenseurs de cette thèse tout individu en est logiquement bien doté mais il n’est pas obligé de l’utiliser.  

En conclusion le groupe exprime le fait que le ressenti d’ensemble (du corps et de l’esprit) dégage la puissance de bien juger, de distinguer le vrai du faux. 

J’ajoute que la mise en œuvre des cinq sens de l’être humain qui sont “le goût, l’odorat, la vue, le toucher, l’ouïe, et l’humour” se fait au sens propre ou au sens figuré, en tous sens et sans compter. 

L’anticipation bienveillante pouvant s’exercer avec bon sens, la rentrée automnale des activités fut l’objet d’échanges et notre première réunion aura lieu le vendredi 4 octobre 19heures 30 au siège de l’association. 

Le thème retenu sera fixé ultérieurement. Si Pilu (Pierre Ludovic qui propose le sujet) est disponible ce sera "les dangers et les bienfaits de l’internet" (thème restrictif par rapport aux nouvelles technologies déjà traité). Si le dit Pilu n’est pas disponible l’internet attendra novembre et “le bien vieillir à tout âge” sera à l’honneur d’autant plus qu’il a recueilli, au premier tour de vote, une quasi-unanimité (9 votes sur 10 présents). 

 

  

(1) Global Positioning Système en français le Système de Géolocalisation Mondial, 

Réunion du 3 mai sur la place des jeunes dans la société d’aujourd’hui 

La quinzaine de participants à ce débat présentait quelques caractéristiques communes “la jeunesse” (tous dans la tranche de 20 à 77 ans), le souci d’occuper sa place dans la société et la volonté de participer à un échange citoyen.   

Estelle, initiatrice du thème retenu, a demandé à Valérie d’excuser son absence et de présenter l’introduction qu’elle avait préparé à notre intention. 

Quelques références à des travaux de type sondage lui permettent de constater une diminution du respect mutuel entre jeunes ou entre parents et enfants ou plus généralement entre simples citoyens. Elle nous invite à évoquer l’influence de l’époque actuelle vis-à-vis de ces dégradations. 

La diversité des expériences vécues, des difficultés rencontrées a permis des échanges de grande richesse. Les dégradations citées dans l’introduction ont été constatées par de nombreux participants. Elles se seraient, semble-t-il, présentées de manière progressive, de faible valeur unitaire mais en grand nombre et sur de très longue période.    

 Les besoins d’évolution des méthodes éducatives vers une plus grande adaptabilité des jeunes ont été évoqués. Pour rester dans le domaine de l’enseignement, la valorisation, la promotion et l’orientation vers les métiers manuels méritent d’être développés aussi bien auprès des jeunes que de leur parent qui assurent le rôle de prescripteur.    

L’expérience acquise peut, pour certain(e)(s) débatteur(euse)(s) être avantageusement transmise aux jeunes qui, de ce fait, éviteront les écueils dans lesquels sont tombés leur aînés. Pour d’autres, rien ne vaut la découverte et la gestion personnelles des difficultés car les acquis obtenus dans la recherche des réponses apportées, marquent plus profondément l’individu concerné.  

La disparité, opposée aux caractéristiques communes du premier alinéa, se retrouve dans les projets à court ou moyen terme. Ainsi certains jeunes retraités disposant de temps et d’une certaine expérience, souhaitent mettre à disposition des jeunes actifs leur potentiel disponible. Certains jeunes actifs sont demandeurs d’une aide significative de leur aînés tandis que d’autres sont plus soucieux de s’affranchir des contraintes liées aux façons de voir des générations passées. 

Le principe des réalités distincts se dévoile à nouveau en clôture de séance avec une expression différentes de l’un (e) à l’autre. La sensation de vivre une très grande mutation accompagnée de l’obligation d’y faire face en y associant une faculté d’adaptation exceptionnelle, côtoie l’espérance d’un avenir fastueux permettant à chacun de faire, en pleine harmonie avec ses rêves ou ses désirs, ce qu’il (elle) a envie (artistique, relationnel, manuel), ou celle de se voir proposer le travail à mi-temps attendu.  En apparence plus terre à terre, la satisfaction d’avoir fait des rencontres sympathiques dans une ambiance conviviale, déclinée certaines personnes, vient valider l’expression des besoins de réciprocité exprimée par celle qui, un peu moins jeune, affirme avoir besoin des plus jeunes, autant que ces derniers (ères) ont besoin d’elles. 

Le bon sens sera à l’honneur pour notre prochaine rencontre, mais ce bon sens pose de nombreuses questions, est-il commun ou paysan ? moribond ou décédé?. Est-il aussi bien partagé que certains le prétendent ?  Et lorsqu’il n’y en a plus de bon, est-ce que, comme l’affirmait Raymond Devos (qui avait le sens du bon mot), ceux qui restent sont-ils uniques ou interdit ? Nous en débattrons ensemble, le 7 juin prochain, accueil à partir de 19h 30 à la Chrysalide 

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BON SENS

Paysan ou

commun

Partagé ou pas ???

sont

 des exemples de questions

qui peuvent se poser lors de notre débat du 7 juin.t

Un clic ICI est de nature à alimenter

 nos échanges

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La place des jeunes dans la société

En 1962, du haut de mes 20 ans, j'avais, moi aussi,  le souci de trouver ma place dans la société.

Ce thème, programmé pour la nocturne du  vendredi 3 mai  (accueil 19 h 30 au siège de la Chrysalide), promet des échanges riches et passionnants.

Il concerne tous les jeunes de 7 à 77 ans et plus, tant pour le partage d'expérience que pour l'expression des recherches et des ambitions de positionnement.

La vidéo accessible en cliquant sur l'image du jeune garçon évoque, en 12 mn 30 comment la jeunesse de 1962 voyait l'an 2000 (soit leur futur à près de 40 ans)

Les bienfaits et les méfaits de l’informatique  

Une quinzaine de personnes ont honoré de leur présence le café citoyen programmé le vendredi 5 avril dernier. Le thème retenu “les bienfaits et les méfaits de l’informatique” était présenté par Jocelyne qui rappelait dans son introduction que les activités dans le domaine de la bureautique avaient considérablement évoluées.

La réalisation des taches est facilitée par les nouvelles technologies, ce qui permet de dégager du temps pour des activités plus nobles et moins ingrates que, à titre d’exemple, le suivi du livre de compte d’une entreprise ou d’une structure administrative. 

A la suite d’une intervention, l’équipe d’animation a proposé d’étendre le sujet de l’informatique à l’ensemble des nouvelles technologies liées à la communication personnalisée (passer de l’ordinateur à la tablette et aux téléphones mobiles). 

Parmi les bienfaits cités, la facilitation et le confort acquis grâce aux nouvelles technologies a permis la mise en évidence  

  • De nombreuses avancées sociétales (télétravail, télémédecine, mise à disposition immédiate des découvertes médicales ou scientifiques ...)  

  • De facilitation des accès à la culture (musée virtuel, œuvres picturales ou littéraires …),   

  • De possibilités de rencontre, de désenclavement avec réduction de la solitude 

  • De la facilitation des échanges non dépendant de l’éloignement géographique.     

  • Risque de fracture sociale entre ceux qui ont accès au numérique et ceux qui, pour diverses raisons en sont privés, 

  •  Risque d’isolement avec addiction ou réduction du lien social et des rapports humains, en liaison avec une montée de l’individualisme,  

  • Risque d’arnaque financière ou, plus grave, de manipulation mentale pouvant aller jusqu’au recrutement dans le domaine du terrorisme. 

Les méfaits évoqués au cours des échanges portent sur un large éventail dont la liste ci-dessous, à défaut d’être exhaustive, essaie d’être représentative : 

  • Valorisation ou dévalorisation excessive de l’égo à travers les réseaux sociaux accompagnée d’une perte de l’intimité avec la difficulté de faire valoir son droit à l’image. 

  • Le reflet d’une certaine inquiétude liée à la puissance de l’outil est généralement contre balancée au moment de la conclusion par l’obligation de vivre avec son temps en saisissant les opportunités qui se présentent. Il ne faut pas oublier, les anciens le rappellent, que cette phase sera, comme celles qui l’ont précédées, de courte durée (le minitel lancé en 1982 fut officiellement arrêté en 2012. 

Adresse :

Place Aristide Briand

16700 Ruffec

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